EXPLOLECTRICE UN JOUR, EXPLOLECTRICE TOUJOURS

Publié le par Rahma

EXPLOLECTRICE UN JOUR, EXPLOLECTRICE TOUJOURS

Et voilà, les explorations de la rentrée littéraire 2015 sont achevées, les chroniques rédigées et mises en ligne ! Toutefois, l’aventure n’est pas totalement close et en attendant les derniers petits ravissements, voici un retour sur mon été en lectures.


L’aventure :

Le dix-sept juillet, le facteur est venu me délivrer le paquet contenant – ô joie – les quatre livres qu’il m’incombait de chroniquer, soit :

-Low Down - Jazz, came et autres contes de la princesse be-bop, d’A. J. ALBANY, 182 pages (+ 9 pages de photographies). Une (auto)biographie du pianiste de jazz Joe ALBANY par sa fille Amy Jo, publiée aux éditions du Nouvel Attila ;

- 78 de Sébastien RONGIER, 136 pages. Un roman dont l’action se déroule dans la France des années 70, paru chez Fayard ;

-Le renversement des pôles, de Nathalie CÔTE, 190 pages. Un roman contemporain édité par Flammarion ;

-Les Désœuvrés, d’Aram KEBABDJIAN, 518 pages. Un roman atypique, inclassable, sur l’art contemporain, publié chez Seuil.

Après en avoir survolé les synopsis, je me suis déterminé un ordre de lecture, en fonction de ce que me semblaient être mes préférences, en me réservant le meilleur pour la fin.
J’ai mis Low Down en premier car il s’agissait d’une biographie, genre dont je ne suis pas forcément friande, à la base.

La règle était simple : pour chaque livre reçu, il fallait rendre un avis une fois arrivée à la page 100 (ou à la page 50 pour les livres de moins de 200 pages), puis un avis définitif en fin de lecture.
J’ai décidé d’y ajouter mon avis « à première vue », retranscrivant mes impressions à la simple vue de la première de couverture et à la lecture du synopsis en quatrième de couverture. Je me suis permis de rajouter cet avis aux deux autres demandés, car la première vision que l'on a d'un livre (première puis quatrième de couverture) est, à mon sens, la plus fondamentale : c'est elle qui détermine si l'on lira - ou non - ledit livre.
Ensuite, je me suis mise à la tâche – mot ingrat lorsqu’il s’agit ni plus ni moins de s’adonner à ses passions les plus dévorantes : lire, lire et encore lire… et puis écrire, aussi.


Généralement, en vacances, je ne lis que le soir, au coucher ou sur la plage. Cette fois, ne perdant pas de vue la date de tombée des chroniques, j’ai bousculé mon schéma habituel de lecture et ai systématiquement emporté avec moi, en randonnée, en balade ou ailleurs, l’un de mes quatre livres. J’ai ainsi pu vivre de nouvelles (et intenses) expériences de lecture, notamment au bord d’un lac situé à 2200 mètres d’altitude, accompagnée du tintement des sonnailles et du sifflement des marmottes…


Les écueils :

Durant cette aventure, la seule difficulté que j’ai rencontrée – de taille, toutefois – a été la noyade dans les livres.
Je m’explique : lorsque je lis un bon livre sans intention d’en rédiger un avis après lecture, j’ai déjà du mal à ne pas me laisser happer par l’histoire, je me perds parfois dans les faits, les descriptions, les dialogues… sans trouver le chemin du retour.

Cette fois, ayant l’intention d’écrire un avis détaillé sur mes impressions de lectrice, je n’ai lu qu’armée d’un crayon (parfois même d’un stylo, oups !) et, en toute honnêteté, me suis souvent trouvée dans une situation quasi-inextricable de prise de notes générant de nouvelles idées de commentaires qu’il fallait alors noter à leur tour, ce qui déclenchait une vague de réflexions supplémentaires… En raison de cet effet « cascade », il m’a fallu plusieurs jours pour chaque livre, alors que la lecture pure devait représenter environ deux-trois heures pour chacun, sans exagération et à l’exclusion du dernier et de ses 517 pages ! ;)


En termes de « noyade littéraire », Les Désœuvrés s’est d’ailleurs révélé le plus « dangereux », la lame de fond risquant à tout moment de m’envoyer tutoyer les abysses : ce merveilleux roman recèle une multitude de niveaux de lecture et contient une telle infinité d’images à analyser, de références et de clins d’œil que j’ai presque écrit un livre avec mes seuls commentaires de lectrice… (J’ai d’ailleurs regretté de ne pas avoir une culture générale suffisamment riche pour en appréhender la totalité des allusions, notamment celles relatives à l’histoire et à la géopolitique.)

Au final et après un premier élagage, ma chronique était tellement longue qu’elle n’a pu être publiée en entier sur le site (il ne fallait pas décourager les lecteurs). La version complète est en ligne sur mon blog : Les Désœuvrés, Dis-le en livres, par Rahma.


L’enrichissement personnel :

En premier lieu, cette expérience m’a, de toute évidence, apporté une grande amélioration de la qualité de mes chroniques. En effet, je parviens plus aisément à mettre en exergue les points positifs ou négatifs d’un livre et l’ossature de mes chroniques est plus structurée. Là où je laissais, auparavant, mon simple feeling régner en maître, j’ai pu adopter une certaine méthodologie.
Je prends des notes au fil de la lecture, en cornant les pages comme une barbare, puis, à la fin de ma lecture, je les tape à l’ordinateur, telles quelles, en conservant les phrases incomplètes et les hésitations entre deux mots ou idées, dans un document Word que j’enregistre.
Des notes sur 20 nous ayant été demandées en vue de l’établissement d’un palmarès de la rentrée littéraire, j’ai mis en place un barème de notation dans lequel j’ai défini quatre catégories de critères à vérifier (écriture et style, histoire et construction du récit, analyses et recherches, orthographe). Je vous l’exposerai en détails dans un prochain article.
Je mets alors de l’ordre dans mes notes en les classant selon ces catégories, puis je passe à la rédaction.

D’un point de vue littéraire, cette aventure m’a également permis de mieux percevoir les points importants aux yeux du lecteur, ce qui s’avérera, à n’en point douter, extrêmement profitable au regard de mon activité d’écriture. L’auteur a souvent le nez dans le guidon et adopter un point de vue externe de temps à autre ne peut s’avérer que bénéfique…

Ensuite, j’ai eu la joie de découvrir une multitude de livres et d’auteurs : ceux que j’ai reçus et chroniqués, bien évidemment (dont Les Désœuvrés, mon gros coup de cœur), mais également tous ceux qui ont été commentés par les autres ExploLecteurs : en couplant le synopsis et les différents avis, prenant en considération les similitudes ou divergences de goûts entre mes camarades ExploLecteurs et moi-même, j’ai pu me faire une idée assez précise sur chaque ouvrage et en ai ajouté un bon nombre à ma « PAL » : pile à lire. C’est simple : si je souhaite tous les lire dans ma vie, il faudra que je me clone !

Et enfin, il y a eu les rencontres humaines : Karine, la rédac’ chef à la gentillesse et à la disponibilité remarquables ; Camille, l’organisatrice au dévouement infini ; Dominique, incarnation parfaite de la réactivité et de l’efficacité ; l’équipe de lecteurs.com au complet et mes amis ExploLecteurs, avec lesquels j’ai pu dialoguer, échanger des avis sur les livres et dont j’ai, pour certains, pu découvrir les blogs (que je ne manquerai pas d’ajouter à ma sidebar)...



Les réjouissances futures :

En première position se place le palmarès. En effet, celui-ci sera établi par l’équipe de lecteurs.com sur la base des notes que nous avons fournies ; chacun espérant que ses coups de cœurs soient bien placés. Je publierai ici le lien.

Puis, vient le compte-rendu de l’interview durant laquelle Karine, la rédac’ chef de l’aventure, posera notamment aux auteurs les questions que nous lui avons transmises. Selon la forme que prendra la restitution de l’interview (article, vidéo, …), je ferai un court billet ou posterai simplement le lien.

L’aventure se prolongera ensuite par des rencontres entre ExploLecteurs et/ou avec l’équipe de Lecteurs.com et, pourquoi pas, par une visite au Salon du Livre de Paris (2016) lors duquel, si j’ai bien compris, Lecteurs.com devrait occuper un stand.


Et enfin, en plus de l’extraordinaire aventure littéraire et humaine dans laquelle elles m’ont plongée, les ExploLectures ont également créé en moi un effet « boule de neige » en augmentant mon appétit déjà considérable de manifestations de ce type. C’est pourquoi j’ai candidaté pour participer aux 68 premiers romans français de la rentrée littéraire (je ne sais pas encore si je serai retenue, croisons les doigts), postulé pour entrer dans le Club des Explorateurs de lecteurs.com et suis à l’affût, sur le net et ailleurs, de tous les événements littéraires de la rentrée…


Excellente rentrée littéraire à tous !

Rahma

#ExploLecteurs

Crédit photo : lecteurs.com

Publié dans Aventures littéraires

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